samedi 19 novembre 2016

La femme aux cartes postales, le 45 tours.

"two little birds", le disque vinyle 45 tours qu'enregistre Rose et ses 2 acolytes dans la BD La femme aux cartes postales a été créé pour vrai, chanté pas Fanny Bloom et ses musiciens.  La chanson titre a été écrite et composée par Thomas Hellman.  En vente au Salon du livre de Montréal et à la Souk @ Sat.

vendredi 11 novembre 2016

Salon du livre de Montréal!




Ça y est!  On est rendu au Salon du livre!  Qu'est-ce que vous diriez d'offrir un album dédicacé au nouveau beau-frère anonyme, amateur de jazz, dont vous avez pigé le nom?  À votre grande tante qui redécouvrira les décors du Montréal qu'elle à connu?  À votre père, amateur de livres sur l'Histoire?

Claude Paiement et moi-même seront en dédicace samedi 19 novembre de 11H00 à 12H30
et dimanche 20 novembre de 12H30 à 14H00 au stand 216, stand de La Pastèque.

... une dédicace, avec une de nos somptueuses étampes qui font des jaloux!




mardi 8 novembre 2016

Sous les jupons de La femme aux cartes postales

Les artistes qui travaillent avec des logiciels tels que Photoshop emploient ce qu'on appelle des calques; une superposition de couches plus ou moins transparentes qui, mises devant ou dessous leur dessin initial, donnera le rendu final qui apparaîtra à l'impression.

En regardant la listes des calques d'une illustration, on en apprend beaucoup sur les illustrateurs.  Certains découperont leur image en avant-plans et arrière-plans.  D'autres sépareront en couches les couleurs, d'autres les différents éléments de l'image.   La liste de calques exprime de façon assez éloquente la façon dont chaque artiste analyse la vision du monde qui l'entoure.  Comment il la comprend, comment il se l'explique.

Les planches de La femme aux cartes postales  sont également construites en couches successives de calques sur un dessin fait initialement au crayon de plomb.  Tout simple et à la fois, plus compliqué qu'il n'en parait.  Rincez-vous l’œil, c'est pas tous les jours que je lève le jupon de ma BD pour vous faire entrevoir les lingeries de fines dentelles et de gros cotons qui se superposent pour donner le résultat que vous connaissez!

Étape 1 - esquisse préliminaire.  Chaque case est croquée individuellement et placée dans le gabarit de la planche.  à l'écran, elles seront recadrées, les personnages repositionnés, les plans zoomés etc.

Étape 2 - Crayonné final.  Le dessin sera repris en y ajoutant les détails finaux et les décors.

Étape 3 - Fonds. J'applique avec Photoshop des lavis d'aquarelle, préalablement numérisés, sous chaque case selon l'éclairage que je prévois.

Étape 4 - Lumière.  Au-dessus des lavis, je rajoute un calque opaque que j'appelle "lumière".  J'y ajoute, au pinceau virtuel, les parties du dessin réfléchissant la lumière, ou simplement les éléments plus clairs que le fond.

Étape 5 - Ombre.  Sous le calque "lumière", je rajoute un calque en mode transparent, que je nomme "ombre", ce qui viendra  donner du contraste à l'image et, paradoxalement, faire ressortir les parties lumineuses des dessins.


Évidement, c'est un peu simplifié, je l'avoue, puisque dans la réalité il m'arrive de devoir ajouter des calques supplémentaires pour les reflets, la fumée, les ombres portées, la pluie, les projections etc.   Mais somme toute, c'est assez fidèle à ma façon de concevoir l'image: en couche d'ombres et de lumières.


vendredi 28 octobre 2016

Prix de la Critique ACBD pour La femme aux cartes postales

Wow!!! Claude Paiement et moi sommes très honorés d'avoir reçu le prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise pour La femme aux cartes postales.  L'album a "séduit une large majorité des votants, qui tiennent à souligner sa qualité exceptionnelle sur tous les plans, et notamment celui de l'intrigue."

Inutile de vous dire qu'on est  presque gêné par tant de bons mots!

Suite du communiqué:

Le Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise, qui vise à mettre en avant la créativité, la diversité et la richesse de la bande dessinée québécoise au-delà des frontières du Québec, sera remis le vendredi 18 novembre 2016 à 16h30 au Salon du livre de Montréal, en présence de Jimmy Beaulieu, lauréat l'an passé.

La Femme aux cartes postales a été choisie par un vote des adhérents de l'ACBD parmi 154 bandes dessinées québécoises publiées entre le 1er juillet 2015 et le 30 juin 2016.
L’ACBD (et moi-même) tient à recommander la lecture des deux autres BD finalistes du Prix : La Demoiselle en blanc, d'Éléonore Golberg et Dominick Parenteau-Lebeuf, publiée chez Mécanique Générale, et Whitehorse, Première partie, de Sam Cantin, publiée chez Pow Pow.

Le Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise a pour ambition, au même titre que le Grand prix de la critique ACBD, de « soutenir et mettre en valeur, dans un esprit de découverte, un livre de bande dessinée, publié en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquant par sa puissance, son originalité, la nouveauté de son propos ou des moyens que l’auteur y déploie ».
L’ACBD compte 86 journalistes et critiques qui parlent régulièrement de bande dessinée dans les médias dans l’espace francophone européen et québécois.

Un article en fait état dans Le Devoir.

jeudi 27 octobre 2016

Lettres québécoises

La revue Lettres Québécoise a fait paraître une élogieuse critique de La femme aux cartes postales dans son numéro automnal sous la plume de François Cloutier.

Inutile de vous dire que ça fait tout un velours aux auteurs.
Lettres Québécoises Automne 2016

 

**** 1/2

La femme au cartes postales

 Vies jazzées

 


Les noms de Eid et de Claude Paiement sont connus des amateurs de bande dessinée, car l’un est le dessinateur et l’autre le scénariste de la série Le naufragé de Memoria, publiée au début des années 2000. Le premier est aussi le créateur de Jérôme Bigras, personnage mythique né dans les pages du défunt magasine Croc, alors que le deuxième a écrit plusieurs œuvres théâtrales jouées un peu partout à travers le monde. Ils se réunissent à nouveau pour La femme aux cartes postales, dans un registre qui leur est nouveau et qui leur sied à merveille

Aller-retour dans l’espace-temps

Le récit commence avec la fugue de Rose, une jeune fille issue d’un village éloigné, qui part pour Montréal afin de réaliser son rêve : devenir chanteuse de jazz dans les clubs à la mode. Son ami d’enfance, Roméo, est pianiste dans certains de ces bars. Il se produit sous le nom de Lefty King, en duo avec le trompettiste Art Tricky McPhee. Rose se transforme en Rosie Rainbow et se joint aux deux musiciens dans un trio qui connaît un véritable succès, allant même jusqu’à enregistrer un disque, « Two little birds ». Ils jouent dans toutes les boîtes à la mode de la métropole, du Maroon Club et de La Casa Loma de la rue Sainte-Catherine au Lion d’Or de la rue Ontario. Malheureusement, la nouvelle vague musicale qui déferle sur la fin des années cinquante va changer la donne pour notre trio. Ils retrouveront cependant de leur entrain lorsqu’une tournée s’organise, les amenant de New York jusqu’à La Havane, en passant par les bars de La Nouvelle-Orléans. Rose ne saute pas de joie à l’annonce de la tournée, mais elle s’y pliera volontiers pour suivre l’homme qu’elle aime, Lefty.

Un récit parallèle est mené en même temps que celui de Rose. En 2002, à Paris, Victor Weiss est interpellé par des agents de la CIA. Le professeur d’anthropologie apprend qu’il serait mort dans l’écrasement des tours jumelles, les preuves d’ADN trouvées sur un cadavre l’identifiant formellement. Il est stupéfait de découvrir à ce moment-là qu’il a un jumeau, jusque-là inconnu, Victor ayant été adopté à la naissance. Ce frère, clochard, vivait à New York. Le professeur mettra tout en œuvre pour trouver des informations sur son frère et, par le fait même, sur cette famille qu’il n’a jamais connue. Cette quête commence par le mener à New York, mais là n’est que le premier arrêt de son périple.

De la grande bande dessinée Ce résumé se veut le plus concis possible, car loin de moi l’idée de trop révéler de ce récit fascinant et magnifiquement construit. Claude Paiement manipule le lecteur de façon hitchcockienne, en lui dévoilant, une pièce à la fois, les morceaux de ce puzzle plus compliqué qu’il n’y paraît. Les recherches documentaires qu’ont dû effectuer les auteurs portent leurs fruits, et ce, autant dans le scénario que dans le dessin. Jean-Paul Eid a produit ici un de ses plus beaux albums, lui qui ne cesse de nous étonner par la qualité et l’ingéniosité de son trait. Le volumineux livre de deux cent vingt-sept planches brille par sa conception. Le dessin réaliste en noir et blanc apporte aux personnages à la fois une clarté et un côté sombre.  Chaque planche est conçue différemment, la forme et la grandeur des cases varient, certaines séquences de plusieurs pages n'affichent aucun dialogue laissant le dessin nous imprégner.  Ces passages ne brisent jamais le rythme, au contraire, ils apportent des informations et des indices sur la suite des choses.  Certaines planches reproduisent des artéfacts du Montréal des années cinquante, que ce soit des cartes postales, des articles de journaux, des cartons d’allumettes ou des photos d'époque.  Tous ces détails plongent davantage le lecteur dans le réalisme du récit.

Vous aurez compris que je ne saurais vous conseiller avec assez d'insistance cette lecture remplie de rebondissement, mais surtout d'humanité.  Vous aurez entre les mains ce qui s'avère un des meilleurs albums de bande dessinée de 2016, tous horizons confondus.

François Cloutier


vendredi 21 octobre 2016

1642 - ma prochaine BD

Voici quelques pages de mon nouveau projet:1642.  Un diptyque qui prend pour décor la fondation de Ville-Marie, qui deviendra Montréal.  La formule est simple: deux albums, deux dessinateurs, deux points de vue.  Ville-Marie, l'album illustré par moi-même, racontera la vision des colons français venus en Nouvelle-France pour fonder ce qui deviendra Montréal.  Puis Osheaga, dessiné par François Lapierre (Sagah-Nah, Chroniques sauvages) racontera cette histoire du point de vue des Hurons et des Algonquins. Chaque album sera le complément de l’autre.

Et pour la première fois, je ne m'occupe que du dessin mais je suis entre de bonnes mains puisque Les 2 scénarios sont de François et de Tzara Maud.

Ça sort chez Glénat Québec l'an prochain.


jeudi 6 octobre 2016

En lice...


La demoiselle en blanc (Mécanique Générale), Whitehorse (Pow Pow) et La femme aux cartes postales (La Pastèque) font partie des finalistes pour le prix de la Critique de L'ACBD. Le nom du récipiendaire sera dévoilé le 18 novembre prochain.  À lire ici dans Le Devoir.