Il y a de belles surprises qui se préparent dans un studio autour du roman graphique La femme aux cartes postales. À suivre!
vendredi 11 mars 2016
lundi 29 février 2016
"The Corner"
En prévision de la sortie de l'album de BD La femme aux cartes postales, quelques
capsules seront mises en ligne pour mettre dans son contexte
historique le récit de ce roman graphique prévu pour avril 2016, à La
Pastèque.
Feu Rufus Rockhead est considéré aujourd'hui comme un des grands acteurs de la communauté noire de Montréal et les quelques personnes qui se rappellent avoir fréquenté l'établissement se souviennent de l'élégant et charismatique patron qui offrait une rose à chaque dame qui entrait dans son nightclub.
| Photo: Google Streetview |
vendredi 12 février 2016
Des bulldozers contre le vice.
En prévision de la sortie de l'album de BD La femme aux cartes postales, quelques
capsules seront mises en ligne pour mettre dans son contexte
historique le récit de ce roman graphique prévu pour avril 2016, à La
Pastèque.
Durant les année 50 et 60, la Ville de Montréal procède à un gigantesque
plan de modernisation. Le plan Dozois éliminera les taudis pour
construire les Habitations Jeanne-Mance, les autoroutes
Ville-Marie et Bonaventure et la Cité des ondes, d'où ne sera érigée finalement que la tour
de Radio-Canada. Disparaîtront ainsi le Faubourg à m'lasse,
Goose Village, une partie du Red Light et du Chinatown. De cette
transfiguration de la métropole, il nous restera, comme un héritage, une fabuleuse banque de photos des Archives de la Ville de Montréal.
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| Archives de la Ville de Montréal |
En effet, la Ville avait mandaté une équipe dont Jean-Paul Gill, Ludger Lécuyer et Rhéal Benny pour photographier tous les lieux et résidences visés par l'expropriation. On veut nettoyer le quartier de ses délinquants, de la
mafia, de la prostitution, du jeu et de la drogue.C'est à l'été 1957 que sont envoyés les premiers avis d'éviction. Les expropriations se poursuivent jusqu’en 1959, les travaux de construction jusqu'en 1961. Des dizaines de familles verront leur logement disparaitre devant le passage des bulldozers. Ils seront envoyés dans les bureaux d'aide aux locataires pour qu'on les reloge.
De cette guerre à l'insalubrité et au crime, il ne restera qu'une série de clichés, témoin de la vie de quartier de ces rues et ruelles aujourd'hui disparues avec, comme un fantôme, ce fonctionnaire anonyme qui revient dans la majorité d'entre elles; un fantôme qui tient sa pancarte avec un numéro pour les registres de la Ville.
Été 1958, Rose le croise devant chez elle, sur la rue Sainte-Élizabeth. À voir dans La Femme aux cartes postales.
Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à consulter le superbe livre Quartiers disparus qui reprend plusieurs des photos des Archives de la Ville de Montréal ayant servi à l'exposition du même nom au Centre d'histoire de Montréal.
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| Archives de la Ville de Montréal |
mercredi 27 janvier 2016
Dans le ventre de la Casa Loma.
En prévision de la sortie de l'album de BD La femme aux cartes postales, quelques
capsules seront mises en ligne pour mettre dans son contexte
historique le récit de ce roman graphique prévu pour avril 2016, à La
Pastèque.
La Casa Loma, 94 Ste-Catherine est, un des plus célèbres cabarets du Red Light de Montréal durant les années 50 et 60. Sur sa scène monteront Alys Robi, Les Jérolas, Claude Blanchard et Léo Rivest, Muriel Millard, Dominique Michel et plusieurs autres avec, comme maitre
de cérémonie, Jen Roger, et Paolo Noël. Les nuits de la Casa Loma ont été immortalisées sur plusieurs disques enregistrés sur place dont ceux de Jacques Desrosiers, Ti-Gus et Ti-Mousse ainsi que Ginette Reno.
À son deuxième étage se succèderont plusieurs clubs dont la boîte Chez
Isidore puis, le Jazz Hot où joueront, entre autres, Miles Davis, John Coltrane et Gerry Mulligan et Duke Ellington qui y enregistrera
une captation pour la télévision.
La possibilité que Miles Davis ait pu croiser Ti-Gus et Ti
Mousse dans l’escalier montant à l’étage a certainement contribué au choix que
nous avons fait d’y faire jouer notre trio, Rainbow McPhee And King. C'est en effet au Jazz Hot que Rose fera son tout premier bout d'essai.
Propriété de la mafia italienne, La Casa Loma à connu plusieurs épisodes sombres dont un triple meurtre en 1971 pour lequel trois membres connus de la mafia, dont le gérant et propriétaire, ont été acquittés suite à l'intervention de leur avocat, Raymond Daoust, (qui fondera le journal Photo-Police). À la fin des années cinquante, les temps sont durs pour les
propriétaires de salles et de clubs, en partie à cause de la télévision. Les télédiffuseurs invitent les artistes à
jouer sur les plateaux de télé pour les émissions de fin de soirée. À cette époque, tous les enregistrements se
faisaient en direct, ce qui priva beaucoup de cabarets de leurs têtes
d’affiche. Certains fermeront leurs
portes, d’autres se tourneront vers le dernier divertissement que la télévision
ne montrera jamais : les effeuilleuses.
Et c’est ainsi que le Café Canasta deviendra le Café Cléopâtre, que Chez
Parée deviendra… Chez Parée.
Aujourd’hui, l’édifice de la Casa Loma est toujours debout
et héberge le club de danseurs le 281.
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| Archives de l'Université Concordia |
mercredi 20 janvier 2016
Moralité publique !
En prévision de la sortie de l'album de BD La femme aux cartes postales, quelques capsules seront mises en ligne pour mettre dans son contexte historique le récit de ce roman graphique prévu pour Avril 2016, à La Pastèque.![]() |
| La femme aux cartes postales |
Face à la corruption de l'administration publique, de la police, des juges, avocats et journalistes, face à la main mise du crime organisé sur tout le réseau des cabarets du centre-ville, le jeune avocat Jean Drapeau mènera, aux côtés de Pax Plante, l'incorruptible, une enquête sur la moralité. Le rapport accablant de la commission qui suivra, présidée par le juge Caron, sera déposé à quelques semaines des élections municipales. 20 policiers sont poursuivis puis arrêtés.
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| La femme aux cartes postales |
Profitant d'un vent de
sympathie, Drapeau se présente sous la bannière de la Ligue d’action
civique et remporte les élections. Le nettoyage commence.
mardi 19 janvier 2016
Cabaret, cabaret !
C'est en avril que paraitra, à La Pastèque, l'album La femme aux cartes postales, un roman graphique co-scénarisé avec Claude Paiement (le Naufragé de Memoria)
1957. Rose quitte sa Gaspésie natale pour Montréal en laissant, derrière elle, une lettre sur son oreiller. Elle rêve de devenir chanteuse de jazz et de briller sur les scènes des prestigieux cabarets de la métropole. Mais à Montréal, c’est la fin d’une époque. Une autre réalité l’attend.
2002. En Gaspésie, Victor vient d’acquérir une maison abandonnée. Il y découvre des photos aux murs, des souvenirs d’enfance, et un terrible secret de famille.
1957. Rose quitte sa Gaspésie natale pour Montréal en laissant, derrière elle, une lettre sur son oreiller. Elle rêve de devenir chanteuse de jazz et de briller sur les scènes des prestigieux cabarets de la métropole. Mais à Montréal, c’est la fin d’une époque. Une autre réalité l’attend.
2002. En Gaspésie, Victor vient d’acquérir une maison abandonnée. Il y découvre des photos aux murs, des souvenirs d’enfance, et un terrible secret de famille.
samedi 16 janvier 2016
Jacques Hurtubise
Jacques Hurtubise, l'éditeur et fondateur de la revue Croc est décédé il y a quelques semaines. Je reviens d'une émouvante rencontre avec plusieurs collaborateurs, collègues et amis venus lui rendre hommage. Curieux mélange d'émotion et de joie de se retrouver à la mémoire d'un de ceux sans qui certains d'entre nous ne seraient pas devenus qui ils sont. En guise de remerciement pour sa confiance, une coupure de journal que j'ai gardée toutes ces années dans un tiroir. Merci Jacques !
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